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Congé supplémentaire de naissance : règles applicables à l’employeur

Un congé supplémentaire de naissance (CSN) est instauré, pour les salariés parents d’un enfant né ou adopté depuis le 1er janvier 2026 (ou d’un enfant né avant cette date mais dont la naissance était supposée intervenir à compter de cette date). Chacun des parents peut bénéficier de ce congé, d’une durée d’un ou de 2 mois, en complément des congés de maternité, de paternité, d’accueil ou d’adoption. Il est indemnisé par la sécurité sociale.

    Le congé supplémentaire de naissance s’ajoute au congé de maternité, congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption, lorsque celui-ci est terminé.

    Il peut être pris par le salarié dans un délai de 9 mois à compter de la naissance de l'enfant ou, pour les parents adoptants, suivant l'arrivée de l'enfant au foyer.

    Ce délai de 9 mois peut être prolongé dans certains cas spécifiques (congé maternité de longue durée et d’hospitalisation du nouveau-né).

    À savoir

    Le congé supplémentaire de naissance concerne les salariés parents d’enfants nés ou dont la naissance était prévue à compter du 1er janvier 2026, et, en cas d’adoption, les enfants arrivés au foyer, à compter du 1er janvier 2026.

    Si l’enfant est né (ou, en cas d’adoption, est arrivé au foyer) entre le 1er janvier et le 31 mai 2026, le salarié peut prendre un congé supplémentaire de naissance dans un délai de 9 mois à compter du 1er juillet 2026.

    En pratique, le délai pour prendre ce congé dépend de la date de naissance de l’enfant ou de son arrivée au foyer.

    Pour plus de précisions sur les délais applicables, consultez cette fiche sur le congé supplémentaire de naissance d’un salarié.

    Référence : Code du travail : articles L1225-46-2 à L1225-46-7

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000053271681/#LEGISCTA000053271681 

    L’employeur ne peut ni refuser ni exiger le report de ce congé.

    Le congé supplémentaire de naissance s’ajoute aux congés existants (congé de maternité, congé de paternité et d’accueil de l’enfant et congé d’adoption). Il ne les remplace pas.

    Pendant le congé supplémentaire de naissance le contrat de travail est suspendu.

    Cette suspension entraîne les conséquences suivantes :

    • Le salarié ne peut exercer aucune autre activité professionnelle durant ce congé.

    • L’employeur ne peut pas rompre le contrat de travail d'un salarié pendant un congé supplémentaire de naissance. Seule une faute grave ou de l’impossibilité de maintenir le contrat pour un autre motif que la naissance ou l'arrivée de l'enfant pourrait justifier la rupture du contrat.

    • La durée du congé est assimilée à du temps de travail effectif pour le calcul des droits du salarié liés à son ancienneté.

    À noter

    Une reprise anticipée de l’activité du salarié est possible en cas de décès de l’enfant ou de diminution importante des ressources de son foyer.

    Référence : Code du travail : article L1225-4-5

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053271625/2026-01-12 

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