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Société en commandite simple (SCS) : ce qu'il faut savoir

La société en commandite simple (SCS) est une forme sociale complexe peu répandue. Son organisation entre associés commandités et commanditaires offre une répartition claire des rôles qui en fait un choix stratégique pour ceux qui cherchent l'équilibre entre responsabilité et investissement.

    La société en commandite par actions (SCS) est une société commerciale qui se distingue par son mode de fonctionnement.

    La  SCS  est une forme de société relativement peu utilisée, notamment en raison de son fonctionnement, puisqu’il existe 2 types d’associés dont les droits et obligations diffèrent :

    • Associés commandités : ce sont des associés dits « actifs » qui gèrent la société. Ils ont la qualité de commerçant et sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes sociales.

    • Associés commanditaires : ce sont des associés dits « passifs » qui financent la société en apportant des fonds. À la différence des associés commandités, les associés commanditaires n’ont pas la qualité de commerçant. Leur responsabilité financière est limitée au montant de leurs apports. En principe, les créanciers de la société ne peuvent pas leur réclamer le paiement des dettes sociales sur leur patrimoine personnel. Ils participent aux décisions collectives et disposent de droits de contrôle, mais ne peuvent pas accomplir d’acte de gestion à l’égard des tiers. Par exemple, ils ne peuvent pas signer un contrat avec un fournisseur ou se rapprocher d'un banquier pour obtenir un emprunt.

    Elle doit réunir au minimum 2 associés, dont 1 commandité et 1 commanditaire. Les associés, aussi bien commandités que commanditaires, peuvent être des ou des .

    Attention

    Une société civile, comme une  SCI  ou une  SCM , ne peut en principe pas être associée commanditée, car ce rôle implique d’avoir la qualité de commerçant.

    Référence : Code de commerce : article L210-1

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222344 

    Référence : Code de commerce : article L222-1

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222683 

    Référence : Code de commerce : article L222-6

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222725 

    Référence : Code civil : article 1832

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006444041/ 

    La société en commandite simple (SCS) est une société commerciale. De ce fait, elle peut être utilisée pour de nombreuses activités commerciales.

    Certains secteurs réglementés tels que le débit de tabac, le secteur de l’assurance ou encore les professions libérales réglementées ne peuvent être exercées sous la forme d’une  SCS .

    La  SCS  est également intéressante pour les associés qui souhaitent accueillir de nombreux investisseurs tout en limitant leur risque financier : en effet, cette structure est intéressante pour les entrepreneurs qui souhaitent conserver la direction de leur entreprise tout en faisant entrer des investisseurs au capital. Elle permet en effet d’associer des commandités, qui gèrent la société et répondent indéfiniment et solidairement de ses dettes, et des commanditaires, qui limitent en principe leur responsabilité au montant de leurs apports.

    Cette forme sociale peut également convenir à certains projets familiaux, notamment lorsqu’un membre de la famille souhaite diriger l’entreprise tandis que d’autres participent à son financement.

    En revanche, elle n’est pas la plus adaptée lorsque le projet d’entreprise implique des parts sociales facilement cessibles. En principe, la cession de parts sociales dans une SCS nécessite le consentement de tous les associés, même si les statuts peuvent prévoir des exceptions pour certaines cessions de parts sociales. Retrouvez plus d’informations sur la cession de parts sociales d’une SCS dans notre chapitre dédié ci-dessous « Comment transmettre les parts sociales d’une SCS ? ».

    À noter

    Les SCS résultent souvent de la transformation d’une société en nom collectif (SNC) après le décès d’un associé, lorsque ses héritiers ne souhaitent pas devenir commerçants et responsables indéfiniment des dettes de la société.

    La gouvernance de la société en commandite simple (SCS) repose sur des règles qui encadrent la gestion de la société, le rôle des associés et la prise de décisions collectives.

    Désignation de la gérance

    En principe, tous les associés commandités ont la qualité de gérant. Toutefois, les statuts peuvent confier la gestion à un ou plusieurs commandités ou à une personne extérieure à la société.

    Attention

    Un associé commanditaire ne peut pas avoir la qualité de gérant.

    Lorsque le gérant n’est pas désigné dans les statuts, le gérant est nommé selon les conditions de majorité prévues par les statuts ou, à défaut, à l'unanimité des associés.

    Le gérant assure la gestion de la société et la représente auprès des tiers. Il dispose, dans les rapports avec les tiers, des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la société, dans la limite de l’objet social. En interne, les statuts peuvent encadrer ses pouvoirs.

    Exemple

    Le gérant peut conclure des contrats avec des fournisseurs, souscrire une assurance professionnelle ou effectuer les démarches nécessaires au fonctionnement de l’entreprise.

    La  SCS  peut également comporter un conseil de surveillance ayant pour mission le contrôle permanent de la gestion de la société.

    L'organisation de ce conseil est facultative (obligatoire dans la SCA). Les associés qui l'institueraient peuvent préciser dans les statuts la composition, les pouvoirs et les responsabilités des membres de ce conseil.

    Rôle des associés commandités et des commanditaires

    Les associés commandités et commanditaires n’ont pas les mêmes rôles :

    • Les associés commandités peuvent participer à la gestion de la société : ils peuvent assurer la gérance de la SCS, participer à la désignation d’un gérant et aux décisions collectives.

    • Les associés commanditaires ne peuvent pas accomplir d’actes de gestion à l’égard des tiers, même s’ils disposent d’une procuration. Ils disposent toutefois d’un droit de contrôle : deux fois par an, ils peuvent obtenir communication des livres et documents sociaux (notamment les documents comptables, les comptes annuels et les procès-verbaux des décisions des associés) et poser par écrit des questions sur la gestion de la société. Les réponses doivent également être fournies par écrit.

    Prise de décisions collectives

    Les décisions des associés sont prises selon les conditions prévues par les statuts. Toutefois, une assemblée réunissant tous les associés doit être organisée si elle est demandée par un associé commandité ou par 1/4 des commanditaires, en nombre et en capital.

    La modification des statuts obéit à des règles particulières : elle nécessite en principe l’accord de tous les commandités et de la majorité en nombre et en capital, des commanditaires. Le changement de nationalité de la société exige l’unanimité.

    Référence : Code de commerce : article L221-5

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222490 

    Référence : Code de commerce : article L222-5

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222721/2026-01-22 

    Référence : Code de commerce : article L222-6

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222725 

    Référence : Code de commerce : article L222-7

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222726 

    Référence : Code de commerce : article L222-9

     https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222767 

    Par défaut, la société en commandite simple (SCS) relève d’un régime fiscal hybride : les bénéfices ne sont pas imposés de la même manière selon qu’ils reviennent aux associés commandités ou aux associés commanditaires.

    Par défaut, les associés commandités sont soumis à l’impôt sur le revenu (IR) sur la part des bénéfices correspondant à leurs droits dans la société, que ces bénéfices soient distribués ou non.

    Si un associé commandité est une personne morale soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), sa quote-part de bénéfices est soumise à cet impôt.

    Si la  SCS  opte pour l’IS, la part des bénéfices revenant aux commandités est également imposée à l’IS au niveau de la société. Les sommes distribuées aux associés personnes physiques peuvent ensuite être imposées à leur nom au titre des dividendes.

      Par défaut, la part des bénéfices revenant aux associés commanditaires est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), au nom de la société.

      En cas de distribution, les dividendes perçus par les commanditaires sont ensuite imposés personnellement au nom de chaque commanditaire, au titre de l’impôt sur le revenu (IR). Les bénéfices sont donc imposés à deux niveaux : au niveau de la société, puis au niveau de l’associé sur les dividendes perçus.

      Si la  SCS  opte pour l’IS, le principe d’imposition des bénéfices au niveau de la société reste le même : l’ensemble des bénéfices de la société est soumis à l’impôt sur les sociétés (IS), y compris la part revenant aux associés commanditaires.

        Référence : Code général des impôts : article 8

         https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025842591 

        Référence : Code général des impôts : article 206

         https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047622902/ 

        Référence : Code général des impôts : article 239

         https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037988649/ 

        Le régime social de la  SCS  varie en fonction de la nature de l’associé (commandité ou commanditaire) :

        L’associé commandité, qu’il soit gérant de la société ou non, relève du régime des travailleurs non salariés (TNS). Il est affilié au régime de la Sécurité sociale des indépendants (SSI).

        Pour en savoir plus, consulter l’espace indépendants Urssaf :

      •  Urssaf - espace indépendants 
        Source : Urssaf
        • L’associé commanditaire ne bénéficie d’aucun régime de sécurité sociale au titre de sa seule qualité d’associé.

          S’il exerce au sein de la SCS une activité salarié effective et distincte de sa participation au capital, dans le cadre d’un contrat de travail caractérisé notamment par un lien de subordination juridique, il relève du régime général de la Sécurité sociale.

            Référence : Code de commerce : article L222-1

             https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222683 

            Pour créer une société en commandite simple (SCS), il faut accomplir plusieurs étapes :

            Constituer le capital social de la SCS

            Le montant du capital social est déterminé librement par les associés dans les statuts de la société au moment de la création : il est de 1 € minimum.

            Le capital social peut être constitué d’ et d’. Les associés commandités peuvent également effectuer des apports en industrie. En revanche, les associés commanditaires ne peuvent pas effectuer ce type d’apport.

            Les apports en numéraire ne doivent pas nécessairement être versés en totalité dès la création de la société. Les statuts peuvent prévoir une libération progressive du capital : les associés versent alors les sommes promises au fur et à mesure des besoins de la société, sur appel de la gérance.

            Aucune valeur nominale minimale n’est fixée pour les parts sociales. Par exemple, pour un capital social de 1 000 € divisé en 100 parts, chaque part a une valeur nominale de 10 € .

            Le capital de la société peut également être variable si les statuts de la société le prévoient : les associés peuvent alors augmenter le capital de la société ou le réduire au cours de la vie de la société, dans les limites fixées par les statuts, sans qu’une modification statutaire soit nécessaire à chaque variation du capital.

            À noter

            Lors de la constitution de la société, les fonds correspondant aux apports en numéraire doivent être déposés sur un compte bancaire ouvert au nom de la société en formation, auprès d’un établissement de crédit ou d’un notaire. On parle du dépôt du capital social de la société. L’établissement remet alors une attestation de dépôt des fonds, essentielle à l’immatriculation de la société.

            Rédiger les statuts de la SCS

            Comme pour toute société, la rédaction par écrit des statuts d’une  SCS  est une étape obligatoire pour fixer les règles de fonctionnement entre les associés. Les statuts sont plus ou moins détaillés selon le choix des associés.

            Différents éléments doivent obligatoirement figurer dans les statuts :

            • Forme juridique de la société (Société en commandite simple)

            • Durée de vie de la société

            • Dénomination sociale

            • Siège social

            • Objet social

            • Montant du capital social

            • Montant ou valeur des apports de tous les associés

            • Part dans ce montant ou valeur de chaque associé commandité ou commanditaire

            • Part globale des associés commandités et la part de chaque associé commanditaire dans la répartition des bénéfices et dans le boni de liquidation

            • Qualité de chaque associé : commandité ou commanditaire (en l’absence de précision, tout associé est présumé avoir la qualité de commandité)

            • Conditions auxquelles sont prises les décisions des assemblées des associés.

            À noter

            Une fois la rédaction des statuts de la société terminée, ils doivent être signés par l’ensemble des associés. Cette signature formaliste le consentement de chacun à la création de la SCS.

            Immatriculer la SCS

            La dernière étape de création de la SCS consiste à accomplir les formalités d’immatriculation de la société.

            Il convient d’abord de publier un avis de constitution dans un support habilité à recevoir des annonces légales (SHAL), afin d’informer publiquement les tiers de la création de la société.

            L’intégralité du dossier d’immatriculation (statuts de la société, annonce légale, etc.) doit être ensuite être transmise sur le site internet du guichet des formalités des entreprises :

          • Guichet des formalités des entreprises
          • Si le dossier est incomplet, le guichet des formalités des entreprises envoie un récépissé indiquant les éléments manquants. Il faut alors les transmettre dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la réception de ce récépissé. Une fois la demande effectuée et validée, la société est automatiquement inscrite au répertoire national des entreprises () et au .

            À noter

            Il est possible de consulter notre fiche pratique pour connaître toutes les étapes de création d’une société.

            Référence : Code de commerce : article L210-2

             https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222349 

            Référence : Code de commerce : article L222-1

             https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222683 

            Référence : Code de commerce : article L222-4

             https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222720 

            Référence : Code de commerce : article L222-5

             https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222721/2026-01-22 

            Référence : Code de commerce : article L231-1

             https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006228803 

            Référence : Code civil : article 1835

             https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038589926/ 

            Les démarches pour transmettre les parts sociales détenues par les associés commandités ou les associés commanditaires sont différentes selon que la transmission a lieu entre vifs ou suite au décès d’un associé :

            Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec le consentement de tous les associés de la SCS.

            Les statuts de la société peuvent toutefois prévoir que :

            • les parts sociales des associés commanditaires sont librement cessibles entre associés

            • les parts sociales des associés commanditaires peuvent être cédées à des tiers à la société avec le consentement de tous les commandités et de la majorité des commanditaires

            • un associé commandité peut céder une partie de ses parts sociales à un commanditaire ou à un tiers à la société

            La cession de parts sociales donne ensuite lieu au paiement d'un droit d'enregistrement à l'administration fiscale.

            Ce droit est fixé à 3 % du prix de cession diminué d'un abattement égal à 23 000 € et ramené au pourcentage du nombre de parts cédées dans le capital social.

            Exemple

            Vous êtes propriétaire de 50 parts sociales d'une SCS dont le capital est divisé en 400 parts sociales. Vous cédez vos parts pour une valeur de 50 000 € .

            Le montant des droits d'enregistrement dont doit s'acquitter l'acquéreur est calculé de la manière suivante : Prix de cession - (23 000 × Nombre de parts cédées / Nombre total de parts dans la société) × 3 % .

            Appliqué à notre exemple, cela donnerait : 50 000 - (23 000 × 50 / 400) = 47 125 × 3 % = 1 414 € de droits d'enregistrement.

            Pour en savoir plus sur la cession de parts sociales, consulter notre parcours « Je transmets ».

              En cas de décès d’un associé, les règles diffèrent selon que l’associé est commanditaire ou commandité :

              Si l’associé décédé est un associé commandité : en principe, la SCS prend fin. Le décès entraîne donc la dissolution de la société. Toutefois la société peut continuer d’exister si cela est prévu par les statuts de la société.

              Si les héritiers du commandité sont mineurs, ils deviennent alors des associés commanditaires.

              À savoir

              Un mineur ne peut pas être associé commandité, à moins qu'il ait été autorisé par le juge à exercer le commerce.

              Si l'associé décédé était le seul commandité et si les héritiers sont tous mineurs non émancipés, il doit être procédé à l'un des 2 choix suivants :

              • Remplacement de l'associé décédé par un nouvel associé commandité.

              • Transformation de la société dans un délai d'1 an (la société est dissoute à l'issue de ce délai).

              À noter

              Si l’associé décédé est un associé commanditaire : la SCS continue d’exister. Les associés peuvent toutefois décider de dissoudre la société s’ils le souhaitent.

                Référence : Code de commerce : article L222-8

                 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222760 

                Référence : Code de commerce : article L222-10

                 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222797 

                Les causes de dissolution d’une société sont nombreuses. Elles peuvent être volontaires (décision des associés) ou involontaires (arrivée du terme, décès d’un associé dans certains cas, décision judiciaire, etc.).

                La SCS peut notamment être dissoute involontairement pour les raisons suivantes :

                • Le décès d’un associé commandité, sauf si les statuts prévoient la continuation de la société avec ses héritiers ou selon d’autres modalités autorisées.

                • L’absence de remplacement de l’unique associé commandité ou de transformation de la société dans le délai d’un an suivant son décès, lorsque ses seuls héritiers sont des mineurs non émancipés. La dissolution intervient alors de plein droit à l’expiration de ce délai.

                • Le redressement ou la liquidation judiciaire d’un associé commandité, son interdiction d’exercer une profession commerciale ou son incapacité, sauf si la société compte un ou plusieurs autres associés commandités et que la continuation est prévue par les statuts ou décidée à l’unanimité des associés.

                • La réalisation ou l’extinction de l’objet social (par exemple, l’achèvement de la construction d’un immeuble pour lequel la société a été créée ou l’impossibilité définitive de poursuivre l’activité prévue dans les statuts).

                • L’arrivée du terme fixé dans les statuts, si la durée de la société n’est pas prorogée.

                • Une décision judiciaire de dissolution pour justes motifs, notamment si un associé ne respecte pas ses obligations ou si une mésentente entre associés paralyse le fonctionnement de la société.

                • La clôture de la liquidation judiciaire pour insuffisance d’actif.

                • Toute autre cause de dissolution prévue par les statuts.

                La SCS peut également être dissoute volontairement avant l’arrivée du terme prévu dans les statuts, par décision des associés.

                À noter

                Pour connaître toutes les étapes de dissolution d’une société, se reporter à la fiche «  Cessation d’activité d’une société (dissolution volontaire)  ».

                Référence : Code civil : article 1844-7

                 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000028724345 

                Référence : Code de commerce : article L222-10

                 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222797 

                Référence : Code de commerce : article L222-11

                 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222827 

                La société en commandite simple (SCS) et la société en commandite par actions (SCA) sont deux formes de sociétés en commandite. Elles comportent toutefois des différences :

                Comparatif SCS et SCA

                SCS

                SCA

                Nombre d'associés

                2 minimum

                (1 commandité et 1 commanditaire)

                4 minimum

                (1 commandité et 3 commanditaires)

                Gouvernance

                Gérant(s) + Conseil de surveillance (facultatif)

                Gérant(s) + Conseil de surveillance

                Capital social

                Libre

                37 000 €

                Libération des apports en numéraire

                Pas d'obligation

                Au moins 1/2 dès la création

                Imposition des bénéfices

                Impôt sur les sociétés (IS). Option possible pour l'IR

                Régime social du dirigeant

                Travailleur non salarié (TNS)

                • TNS si gérant commandité

                • Assimilé-salarié si gérant non commandité

                Titres sociaux

                Parts sociales

                Parts sociales (pour les associés commandités) + Actions (pour les associés commanditaires)

                Transmission de titres

                Unanimité des associés

                • Unanimité des associés (parts sociales)

                • Libre (actions)

              Formes juridiques